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28/11/2007

tulle tri avec Jean au trail des templiers 67km

posté à 19h38

Jean nous raconte sa course au templiers, 12h05 de course.......Bravo Jean !!! mais dis nous ...12h05 de course sans vélo, ni natation,  mais comment as tu fait    ????

Course des Templiers, 28 octobre 2007, Nant (Aveyron).

 

5h15 bien fraîches du matin… Dans les rues médiévales du petit village de Nant, 3000 coureurs se préparent, entourés de leurs fan clubs survoltés par ce départ nocturne. Chacun vérifie encore une fois son paquetage obligatoire : ravitaillement, un litre et demi d’eau, coupe-vent, couverture de survie, sifflet, lampe frontale… Il faut ça pour devenir dans quelques minutes un des Templiers et affronter les 67 km de trail, rappelle un commentateur lancé dans une description lyrique du nouveau parcours, spécialement rallongé de 2 km pour vous cette année, les paysages sont trop beaux, vous ne pouviez pas rater les surprises qu’on vous a concoctées ! Un murmure d’étonnement passe dans la masse des coureurs, puis l‘ordre tombe : « Allumez les frontales ! » - et là, ce n’est plus un départ de course, mais une incroyable mise en scène cinématographique, accompagnée par « l’hymne des Templiers », magnifiée par les lueurs et les fumées des feux de Bengale… Les acteurs sont en place sous les acclamations, les flashes crépitent… Dans la nuit qui va durer encore plus d’une heure, on se sent tout léger malgré le poids du sac.

Devant, ça part très vite, entre gens qui abattent leur marathon en nettement moins de 2h30 ; pour le commun des mortels, la prudence est de mise et on serre les freins : pas question d’aller s’écraser sur le mur des 30 km quand il en reste encore autant après ! Il y a certes des horaires éliminatoires, avec cinq points de contrôle sur le parcours, mais c’est calculé sur la base de 6km/h, pas de quoi s’affoler, non ? Pour le moment, il n’y a qu’à profiter de la magie du départ – se retourner au bout de quelques km, et découvrir le serpent d’étoiles des frontales qui ondule dans la vallée, brailler avec les autres dans les tunnels de l’ancienne voie ferrée, piétiner calmement dans les montées, éviter de se laisser emporter dans les descentes où on entre en surchauffe en quelques instants, cheminer entre les blocs de granite…

 Sur le sentier de crête qui monte à l’assaut du Saint-Guiral, on surplombe tout à coup une mer de nuages, panorama inouï qui récompense de la vingtaine de km déjà courus et qui rappelle qu’on a presque 1000 m de dénivelé dans les jambes… Dur ? Une fois là-haut, on comprend vite que c’est monter qui est le plus facile ! Les descentes sont vertigineuses, techniques, ébranlent tout le corps et sollicitent le sens de l’équilibre ; ça glisse et ça tombe régulièrement tout autour…

A Dourbies, l’arrivée au premier ravitaillement ressemble à l’accueil des héros dans les films américains, entre deux haies de spectateurs qui vous encouragent par votre prénom (il est sur le dossard) et applaudissent à tout va pendant qu’on gravit les marches du village. Tandis qu’on se réchauffe au potage et qu’on déguste le roquefort local, on entend d’un organisateur un peu narquois que la course n’a pas vraiment commencé – bon, on y retourne, alors, puisqu’il reste quand même 32 km…

 32 km où on remontera encore environ 700m pour en dévaler près de 1000, en se cramponnant aux arbres, aux mains-courantes (certains passages n’étant accessibles que grâce à ces cordes installées pour la course), qui font attendre son tour parfois une demi-heure au coureur… Soudain, on  découvre la merveille secrète qui justifie ce parcours encordé : au-dessus du torrent à sec et de son chaos rocheux, un pont naturel, une étroite arche de pierre noire attend nos foulées respectueuses.

Le paysage aura vraiment été fantastique, ne laissant aucun répit jusqu’à la dernière épreuve : la descente depuis le Roc Nantais, énorme falaise surplombant le village, environ 500 m de dénivelé dans les rochers glissants, jusqu’à la délivrance…

Durée, longueur, difficulté suffiraient à faire de ces mythiques Templiers une course « énorme », certes ; sa beauté, l’extraordinaire accueil par les bénévoles et la qualité de l’organisation en font un événement exceptionnel. Et même si les barrières horaires ne sont pas trop méchantes, permettant d’ailleurs une forte participation féminine, il n’y a que 2/3 des coureurs qui auront pu endosser le t-shirt des « finishers », noir comme la nuit du départ, noir comme celle dans laquelle sont arrivés, à la frontale encore, après environ 15h30 de course, les derniers des 2222 classés…

 

P.S. :Thierry Breuil, 3ème pour sa première participation, en 6h 42’ 55 ; ça laisse rêveur quand on finit en 12H 05’ 55…

Re-P.S. : prévenez votre fan club qu’il faudra de la patience…

 

Jean Moins

 

 


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