Actualités du club

26/06/2008

Michel Finisher Ironman Nice, nous raconte ça course !!!

posté à 15h25

Avant tout Michel, merci.... pour suivre ta course en live, le dimanche nous avons eu 430 connections, y a pas start, là !!!!

Il est 5H30, et la parc à vélo est déjà ouvert, je suis debout depuis 4H00 et c'est encore la nuit sur la baie des anges.
Plus de 2000 vélos c'est impressionnant ! Maintenant il faut gonfler les pneus et enfiler la combinaison, encore une heure et se sera le départ : tiendra, tiendra pas ? Mon mal de dos c'est calmé après une semaine de repos, je croise les doigts pour ne pas souffrir car j'ai déjà une grosse appréhension…
6H15 allez il faut descendre sur la plage qui est déjà noire de combinaisons ! On dirait vraiment un groupe de pingouins partant pour la pêche ! Bon, les bouées elles sont où ?? Ah oui c'est celle là, non c'est celle derrière, bon d'accord, la première boucle semble plus que longue…
6H30 c'est le top départ tout le monde à l'eau, pas de problème de température, mais ça cogne dur, impossible de nager sur 200 m puis on est sans arrêt à touche touche, où est la bouée ? impossible de la voir et impossible de s'arrêter pour essayer de l'apercevoir sous peine de se prendre 10 pingouins sur le dos. Bon, positivons toujours pas de mal de dos et pas envie de vomir malgré les tasses répétées, le "pot creusois" reste accroché à l'estomac (je donne la recette sur demande !). Bon une petite sortie et c'est reparti pour la deuxième boucle, les pros sont déjà presque arrivés, bon procédons par étapes, il faut finir la natation…
A la sortie mes jambes sont prêtes à pédaler, direction les racks des sacs pour le vélo, changement et c'est parti, c'est un flux incessant de vélo sur la promenade des anglais, je ne cherche pas à faire de la vitesse car 180 km c'est dur à gérer, surtout quand on a jamais roulé autant, et que l'on connais pas le parcours. Si, en fait je sais d'après le descriptif qu'il y a 20 km d'ascension au km 50 et je n'ai jamais fait une ascension aussi longue (les monédières ça plafonne plus vite) heureusement que Pierre m'en a fait baver cet hiver avec ces circuits impossibles ! Je me souviens des paroles de Farid : "vas y à l'allure cyclotouriste pour tenir le coup, il faut gérer le marathon derrière !" Après 20 km d'échauffement ça commence à monter doucement, je tente de trouver le bon braquet pour mouliner suffisamment sans tourner dans le vide (encore un conseil de la bande !). C'est difficile de trouver le rythme car certains n'avance pas et d'autres passent comme des flèches. Je remonte de paquets en paquets, j'ai de bonnes sensations et le paysage est superbe. Au km 50 le panneau indique le sommet à 20km, aïe, c'était donc vrai !! Un gars me décris l'ascension d'une manière pas très encourageante, bon on verra… La deuxième partie est la plus dure, et je continue à remonter les paquets en me disant, bon au prochain je reste avec eux, et puis à chaque fois je continue sur mon tempo, la température est bonne et les ravitos sont bien organisés, je mange toute les 30 mn et je m'hydrate le plus souvent possible.
Ca y est c'est le col, presque trop facile !! Euh, attends un peu il reste 110 km (et le marathon) je continue sur mon tempo, comment va se passer la prochaine bosse ? Les jambes vont-elles tenir, je pense déjà à l'arrivée, ça me semble jouable, mais je sais que je suis de nature optimiste (sinon je ne serai pas ici !!), les bosses se passent bien toujours de super sensations (merci à tous mes potes de m'en avoir fait baver : Pierre Farid, Daniel et les autres…), 120, 140 km la machine tient bon, ça y est on redescend !
14H arrivée au parc à vélo, je descends avec appréhension, comment vont réagir mes jambes ? Transition et c'est parti sur la promenade des anglais 4 allés retours : et oui ça fait 42 km et je n'ai jamais fais de marathon mais Daniel et Alex m'ont rassurer sur ce point (ce n'est pas grave il faut courrir 2 heures et après on gère !!), ouf ça cogne dur fini l'air de l'arrière pays ! Premier aller, l'angoisse où faire pipi sur la promenade avec tout les gens qui regardent ?? Ouf un palmier bien placer vient soulager mon angoisse, aller on oubli pas de boire de boire et de manger. Les 10 premiers km se passent bien, je connais bien cette distance et je me dis que je n'ai plus que 3AR. Km 15 ce n'ai pas les jambes qui lâchent mais c'est le ventre qui me lance, j'ai une violente douleur abdominale et pour la première fois le spectre de l'abandon surgit, je marche je réfléchi, je me concentre mais c'est vraiment le coup de barre, je regarde ma montre 9H d'effort ça commence à faire long, je décide de manger des bananes aux ravitos pour donner de la consistance à mon estomac et toujours boire, boire se faire arroser car c'est vraiment intenable. La fin de la deuxième boucle est très dure et on passe à chaque fois devant la ligne d'arrivée et non encore deux tours ! Le troisième est très éprouvant je marche un peu mais je m'aperçois bien que même en courant je n'avance pas, des concurrents s'effondrent sur les pelouses de déshydration ou de fatigue ou ils vomissent à force de trop boire. Fini la rigolade ça comme à être interminable, heureusement beaucoup de gens encouragent et ça donne un peu de courage, et je pense à tout ceux qui m'ont encouragé (Greg, Daniel, Pierre Farid Philippe et Philippe, clem, Jean Pierre, Marion, Alex, Geoffrey tous les gars du club et mes collègues de boulot et ma petite famille bien sûr !!) avec cette foule je ne vois même pas ma femme et mon fils qui me cherchent aussi dans le flot des concurrents. Allez les 10 derniers km c'est pas le moments de lâcher ! Tout à l'heure se sera l'arrivée ça semble irréel de pouvoir arriver, mais non aller c'est reparti pour le dernier tour, on gère on gère et on gère pour finir. Le dernier km je vois que je serai au dessus des 12 heures pour quelques secondes, mais je ne veux pas prendre le risque d'abandonner pour avoir tenter "d'accélérer" car je sens que je suis sur la corde raide et que je peux flancher à chaque seconde, et puis c'est la finish line 50 m et c'est fini je retrouve un peu mes jambes pour finir car il y a du monde qui regarde et qui crie et c'est l'adrénaline qui monte : ça y est c'est l'arrivée. Je l'ai fait, j'ai du mal à réaliser car je suis vraiment groggy. Je n'ai ni faim ni soif mais je sens que j'ai 2 de tension…

Bon j'ai été un peu long mais 12H et 1 mn c'est vraiment long !! Le petit mot de la fin pour dire que le triathlon c'est peut être un sport individuel mais c'est avant tout un esprit d'équipe et de club, car sans le team Tulle tri je n'y serai jamais arrivé, alors merci à vous tous !

 


Autre news:
10/04/2017 : TBN 2017
10/04/2017 : Journée solidarité
27/03/2017 : Bike n'run Saint Pardoux (87)
11/03/2017 : Sortie vélo du jour...
09/03/2017 : Duathlon de Périgueux
29/01/2017 : Récompenses de nos jeunes - Challenge régional
22/01/2017 : Cross territorial Beynat (19)
08/01/2017 : Cross départemental Beynat (19)
21/11/2016 : Cross du CAPO Limoges
13/11/2016 : Randonnée des feuilles mortes, Naves 2016


» Consulter les archives

RSS



     

Conseil Général

Ville de Tulle